La tâche n'a pas été simple, mais Jo-Wilfried Tsonga a assuré le principal : sa place en huitièmes. Le Français a pour cela écarté l'Espagnol Albert Montanes (4-6, 6-3, 6-3) et jouera désormais sa place en quarts face au Suédois Robin Söderling contre lequel il s'est incliné deux fois en autant de confrontations et sans jamais lui prendre un set. Il faut espérer, pour le dernier Tricolore en lice, qu'il parvienne, à la différence de Bartoli et Rezaï, à mettre un terme à cette série. «C'est un test, je vais me bagarrer comme un fou. C'est ce qu'il y a de plus sympa de jouer contre ces joueurs-là . En plus, comme j'avais été éliminé avant les 8es de finale l'an dernier, je vais vraiment jouer pour des points. Pour l'instant, c'était pour rien», a ainsi confié Tsonga.
Un match au diesel. Il a en effet fallu au 11e joueur mondial un set pour mettre la machine en route. Une fois oublié son début de match poussif avec ses fautes grossières, il a pu petit à petit mettre son jeu en place. Avec le service et le coup droit en baromètres de sa forme, le Manceau a logiquement fini par faire plier un adversaire tellement moins puissant que lui. Les points positifs du jour : 17 aces et un mental au rendez-vous pour dépasser la frustration de la première partie de la rencontre. Les points négatifs : trois balles de break converties sur 10 et donc un début de match à l'envers. «Dans le premier set, je jouais au coup par coup au lieu d'essayer de construire mes points. Dans le deuxième, j'ai essayé d'être plus agressif. Quand j'ai commencé à tenir la balle, en faisant l'effort de jouer en coup droit, mon point fort, ça a commencé à lui faire mal. Quand j'ai réussi à le faire décrocher de la ligne de fond, il n'y a plus eu de match. C'est une bonne chose d'avoir su trouver la solution (..). C'était un peu la tempête dans mon crâne au premier set».
La tête de série n°9 n'a finalement pas manqué l'occasion d'aller défier un des gros bras du circuit en la personne de ce Suédois qui sera sans doute au nombre de ses principaux rivaux pour, entre autres, le Masters de fin de saison. L'un est dans le Top 10, l'autre veut au minimum y revenir : il y aura donc bien plus qu'un quart en jeu entre deux joueurs qui ont quasiment les mêmes ambitions cette saison. Une chose est certaine : le choc promet d'être explosif et spectaculaire s'ils sont à leur meilleur niveau. - C.B. (avec AFP)