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Numéro un mondial du ski de fond, Petter Northug a fini au sprint ses Jeux Olympiques, au propre comme au figuré : quatre jours après avoir porté l'équipe de relais vers l'argent au terme d'une impressionnante remontée dans les dernières bornes, le Norvégien a su une nouvelle fois imposer son finish ravageur pour décrocher la médaille d'or sur 50 km style classique. Sûr de sa pointe de vitesse, Northug a attendu son heure dans cette course d'endurance, de patience et de souffrance. Au sein d'un peloton au niveau très dense, les échappées au long cours n'ont jamais eu d'ouverture et ces 50 km de course se sont résumés à un sprint de cinq cent mètres avec les jambes lourdes. Du pain béni pour Northug, qui s'est offert sa quatrième médaille de la quinzaine et a grillé dans la dernière ligne droite l'Allemand Axel Teichmann (à 0''3) et le Suédois Johan Olsson (à 1''0), pendant que le Suisse Dario Cologna finissait le nez dans la neige.
Ce scénario n'était pas celui qu'espérait Vincent Vittoz pour oublier ses désillusions canadiennes. «Le niveau est tellement dense qu'on arrive à une quinzaine, a constaté à l'arrivée le leader de l'équipe de France. Ça se joue dans le final et, pour moi, il n'y a plus d'illusion. On connaît mes lacunes (au sprint, ndlr).» Les jambes lourdes après deux semaines de compétition, le coeur serré par la désespérante 4e place lors du relais, Vittoz a d'abord serré les dents pendant la première partie de la course avant de tenter son va-tout à l'orée de la dernière boucle de cinq kilomètres : «Je me suis retrouvé devant dans une partie montante. Je sais que c'est mon point fort et je tente de durcir, a raconté ''Toz''. Ce n'était pas suffisant. Je ne pense pas que j'étais le plus fort de la course. » Son compatriote Jean-Marc Gaillard (19e) avait aussi la gorge serrée en repensant à ce changement de skis catastrophique au 20e kilomètre : le Français est alors reparti avec une attache sur un ski. « Je n'avais pas franchement le niveau pour accrocher la médaille, a-t-il relativisé. On va boire une bière ce soir. On va oublier tout cela et on va repartir pour la fin de saison.» Vincent Vittoz doit désormais décider jusqu'à quand il accompagnera ses coéquipiers. - A. T.-C., à Whistler

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