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Le 28/02/2010 à 07:00 | Mis à jour le 28/02/2010 à 07:10
 

JO - Ski alpin (H)

L'Autriche les poches vides

Pour la première fois depuis 1936, l'équipe masculine autrichienne de ski alpin repart sans médaille des Jeux. Un échec pour Benjamin Raich et ses compères.
La déception de Benjamin Raich, qui a terminé au pied du podium en slalom.(REUT)
La déception de Benjamin Raich, qui a terminé au pied du podium en slalom.(REUT)

L'équipe de France masculine n'est pas la seule à rentrer fanny de Vancouver. L'Autriche non plus, n'a pas réussi à mettre la main sur une médaille. Un échec à l'impact encore plus grand que celui des Bleus, au regard de l'omniprésence des tauliers de la "Power Team" en Coupe du monde, et surtout de son passé olympique. Jamais dans l'après-guerre, les Autrichiens n'avaient jusqu'alors terminé des Jeux sans grimper sur le podium. À Vancouver, ils sont à chaque fois passé tout près, mais cela n'est pas suffisant pour un pays qui ne respire quà travers les disciplines alpines. «Tout le monde est déçu parce que nous n'avons pas atteint nos objectifs», lâche Toni Giger, l'entraîneur en chef de l'équipe masculine autrichienne. «Nous devons accepter que trois gars ont été plus rapides que nous et donc que nous n'avons gagné aucune médaille».

«Nous avons des skieurs de classe mondiale, mais il y a beaucoup de concurrents qui sont capables de gagner»

"Trois gars", effectivement, ont à chaque fois privé l'Autriche de médaille, Benjamin Raich (slalom), Mario Scheiber (descente) et Marcel Hirscher (géant) ayant échoué au pied du podium dans leur discipline de prédilection. «Cela s'est joué à peu de choses et c'est très décevant pour moi et mon équipe, explique Raich. Ce n'est pas facile mais nous devons gérer ça». Interrogé sur les raisons de cet échec, le leader du général de la Coupe du monde a assuré que «la préparation n'est pas le problème. Nous nous sommes bien entraînés et étions prêts. C'est dur de savoir pourquoi nous avons du succès en Coupe du monde, mais pas ici». «Je ne ressens pas de crise», a-t-il conclu, conscient des attentes du pays. Giger, lui, estime qu'il y a un vide à combler pour franchir un palier : «Avec Hermann Maier, l'équipe était plus forte qu'aujourd'hui. Il dominait nettement ses courses en super-G. Nous avons des skieurs de classe mondiale, nous gagnons des courses, mais il y a beaucoup de concurrents qui sont capables de remporter des courses».

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