«La tension monte». Par cette simple phrase, écrite lundi sur son blog, Emmanuel Jonnier a résumé le contexte qui entoure l'équipe de France de relais à l'aube du 4x10 km. Pour lui, comme pour son compère Vincent Vittoz (qui participera encore au 50 km classique), cette épreuve constitue la dernière chance d'apporter une médaille olympique à la discipline dans ces Jeux 2010. Et de faire mieux qu'à Turin, il y a quatre ans, où ils avaient terminé à la place qui pourrait être considérée comme la pire : la quatrième. Désormais épaulés par Jean-Marc Gaillard et Maurice Manificat, les deux vétérans tricolores doivent «tenir dix bornes, dixit Jonnier. Faut que ça tienne dix bornes». Le Dijonnais aura entre autres pour moteur de redonner le sourire à Vittoz.
«Puiser (dans les échecs) pour se transcender»
«Vincent tourne autour (d'une médaille) depuis tellement de temps (il n'a jamais figuré sur un podium olympique, ndlr). Et ses efforts et sa volonté ne se concrétisent toujours pas...Il a encore deux chances dans sa carrière, dont une mercredi en relais, qui dépend en partie de moi. Je vais puiser par là pour essayer de me transcender». Vittoz, de son côté, explique sur son site officiel que ce n'est «pas facile de se remettre dans le bain après le team sprint», qu'il a terminé en compagnie de Cyril Miranda. Une course qui pourrait être «un beau déclencheur pour le relais» selon Jonnier. Ce dernier aura la charge de boucler le relais, qui se présentera dans une configuration habituelle avec Gaillard puis Vittoz en classique, suivis de Manificat et donc de Jonnier en style libre. «La piste classique et surtout la piste de skating sont vraiment difficiles, analyse Vittoz sur son site officiel. Ils n'ont gardé que les montées ! La course risque d'être animée rapidement».

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...