«Plusieurs tours avant la fin, j'ai su que quelque chose n'allait pas. J'ai vu ma copine dans les stands, qui se tenait le visage à deux mains». Sven Kramer a ensuite compris, lorsqu'il a reçu sa sanction : une disqualification. Alors qu'il était en tête du 10 000 m, et donc sur le chemin du doublé après avoir remporté l'or sur 5 000 m, le Néerlandais a vu son rêve s'effondrer à cause d'une erreur de son entraîneur, qui lui a fait signe de prendre l'intérieur, alors qu'il devait passer par l'extérieur (les patineurs doivent, à chaque demi-tour d'anneau, changer de couloir, alternant passages à la corde et dans le couloir extérieur).
«J'ai vu (Gerard) Kemkers me faire signe d'aller à l'intérieur, je n'ai eu qu'une demi-seconde pour prendre ma décision», a raconté Kramer, furieux, en conférence de presse. «Je pensais que c'était la bonne», a-t-il pesté, avant de s'en prendre à son entraîneur. «Je suis furieux. Je suis en colère après lui et j'aurai une conversation avec lui». «J'avais réalisé le meilleur 10 000 de ma carrière... Je ne peux pas l'expliquer. Cela ne m'est jamais arrivé avant», a conclu le Néerlandais. De son côté, Kemkers, pourtant expérimenté, a reconnu sa faute et expliqué que son erreur était due à une prise de notes, qui l'a distrait.

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...