«We want Russia, we want Russia». Le public canadien a bruyamment fait comprendre ce qu'il attendait, et donc mis la pression : un quart de finale du Canada face au grand rival russe. L'organisation des Jeux, elle, avait même déjà envoyé un message aux journalistes concernant les places disponibles pour ce Canada - Russie...alors que le match face à l'Allemagne débutait à peine, le score figé à 0-0.
Un score qui n'est pas resté vierge longtemps, mais dont l'ampleur a, en revanche, pris du temps à se dessiner. Car l'Allemagne a longtemps résisté aux nombreux assauts canadiens, n'encaissant qu'un seul but lors du premier tiers-temps, l'oeuvre de Joe Thornton (11e). Mais les Allemands, battus lors de tous leurs matches de poule, ont fini par craquer face à l'impact physique de leur adversaire. Et lors du deuxième tiers-temps, Jarome Iginla a alors concrétisé la domination du Canada en signant un doublé, qui a mis son équipe sur les bons rails. Dès lors, tout a été plus facile pour les joueurs locaux, qui ont terminé fort avec quatre buts dans le dernier tiers-temps, une réalisation de Crosby dès la deuxième minute leur offrant une avance confortable (5-1).
Manuel Klinge n'a fait que réduire la note en toute fin de match, ne gâchant pas la soirée de Roberto Luongo, redevenu titulaire dans la cage canadienne. Une tranquillité que les Canadiens devront vite renvoyer aux oubliettes. La Russie est d'un tout autre calibre, mais pas besoin de le leur signaler. «Cela va être un challenge. Nous connaissons tous l'intensité de la rivalité qui nous oppose, a expliqué Crosby. Nous savions qu'à un moment ou un autre, nous allions les rencontrer, et le fait que ce soit en quarts de finale ne change pas vraiment grand chose.» En fait, si. Puisque l'une des deux équipes, dont l'or est un objectif (pour ne pas dire une obligation), restera sur le carreau avant même le dernier carré.

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...