Maxime Laheurte (4e du relais): « C'est de la déception, c'est pire que cela. Je suis déçu, frustré, je suis en colère. Je n'ai aucune satisfaction de la bonne performance personnelle que je fais. La frustration c'est qu'on a le meilleur combiné du monde avec nous. Il part en dernier relayeur. On n'a pas su l'amener dans de bonnes conditions. On fait encore quatrième comme l'année dernière (aux championnats du monde). Là , ça se passe sur les skis. La physionomie de la course a été idéale. Je ne pensais pas qu'on irait aussi vite devant. Au bout d'un ou deux relais, on y croit à fond et tout s'écroule dans le troisième relais. Ça se joue à ce moment-là . »
Sébastien Lacroix : « Forcément, je le prends pour moi. Cela fait deux ans que je n'arrive pas à tenir le coup sur le ski de fond. Je pense que si j'avais passé le relais à Jason avec l'Allemagne, cela aurait donné plus de chances pour jouer le podium. Franzel est parti sur la fin. Il me met beaucoup de temps très rapidement. Les skis étaient moins bien avec la neige. C'est un ensemble d'éléments : on aurait pu être meilleurs au tremplin, moi le premier. C'est sûr que c'est dur. Physiquement, je me sentais très bien. Pendant le premier tour, je gardais des forces pour le deuxième. J'aurais pu faire la course derrière l'Allemagne mais il serait peut-être parti quand même. »
Jason Lamy Chappuis : « C'est décevant parce qu'on n'était vraiment pas loin. C'est un ensemble de choses. On aurait pu être meilleurs au tremplin. On aurait pu gagner une vingtaine de secondes. En ski de fond, ça se goupille bien car ça se regroupe mais après les costauds en ski de fond arrivent. Ça commence à lâcher et Seb (Lacroix) n'a pas pu suivre Frenzel qui est un très gros finisseur. Après, c'était un peu terminé pour nous. (Sur l'attaque de Lacroix) Ce n'était pas prévu. Je n'ai pas bien vu sa course. Avec cette neige qui commence à tomber, la piste est moins glissante. Sur un finish, on perd vite une vingtaine de secondes. Pour moi, c'était impossible. J'essaie de partir à fond pour voir ce que ça donne. Moan était pas loin derrière. Je voulais garder cette quatrième place. »
Etienne Gouy (entraîneur de l'équipe de France): « Là où je suis le plus déçu, c'est par rapport aux conditions de saut. Le jury n'a pas forcément répondu comme il aurait dû le faire. Quand on voit Max (Laheurte) sortir quatre fois de la barre d'élan, le jury a traîné. Après le concours de saut, j'étais vraiment énervé. Dans des conditions à la régulière. On devait être dans les trois premiers. Les deux premiers relayeurs (Laheurte et Braud) ont fait une belle course. Après, il neigeait de plus en plus. Sébastien (Lacroix) part vite. Après il a craqué, il faut voir si c'est les skis, si c'est lui. Après course, on peut dire qu'il est parti trop vite mais ce sont les JO. Cette médaille se perd à quatre. Les consignes étaient que les deux premiers relayeurs restent au contact et que les deux derniers attaquent. » - Recueilli par A. T.-C., à Whistler

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...