Ils se sont remerciés sur la glace. Pour ces vingt années au bras l'un de l'autre, qui ont rythmé les deux tiers de leur vie. Isabelle Delobel (31 ans) et Olivier Schoenfelder (32 ans) ont mis un point final à leur carrière, au terme d'un programme chargé d'émotions que les juges n'ont pas su (voulu ?) apprécier à sa juste valeur.
Sixièmes dès la danse imposée, sixième encore après l'originale, les Lyonnais n'ont pas réussi à bouger d'un cran. Quatre ans après leur quatrième place aux Jeux de Turin, ils ont accepté cette fatalité : jamais ils n'ajouteront de médaille olympique aux côtés de leurs titres européen (2007) et mondial (2008). «Il y a de la nostalgie plus que de la tristesse, a dit Isabelle. On a donné beaucoup au monde du patinage. On part la tête haute.» Olivier a ajouté : «Aujourd'hui, il y avait ce petit supplément d'âme. On n'aurait pas voulu partir en manquant notre salut. Avec la préparation qu'on a eu, on ne pouvait pas espérer mieux.»
Dans leur sillage, et malgré un libre escamoté, Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat ont glissé à la 7e place. Et comme aucune jeune femme ne s'est qualifiée pour les Jeux -ce qui porte à deux éditions olympiques consécutives sans Française-, c'est un nouveau zéro pointé qu'a enregistré le patinage artistique tricolore, après celui des Jeux de Turin. Un constat qui doit provoquer une remise en cause de la politique sportive fédérale.- C.L. à Vancouver

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