Sandrine Bailly a bien failli compléter l'incroyable réussite du biathlon français. Sans une double erreur au premier tir debout, la Française, auteur par ailleurs d'un sans-faute face aux cibles, serait montée sur le podium, imitant ainsi Marie Dorin et Marie-Laure Brunet. Mais ses deux tours de pénalité l'ont fait terminer à 35 secondes de la dernière marche du podium et la privent toujours d'une première médaille olympique en individuel. «En ski, j'ai rivalisé, en tir, j'ai fait des bons passages, je suis contente. La médaille n'est pas là , mais je suis satisfaite de la manière», a tenté de positiver Bailly.
Brunet, 2e après les tirs couchés, a connu la même désillusion, en commettant trois fautes au tir debout, pour une 15e place finale, juste devant Dorin. Mais elle n'a pas cacgé sa déception : «J'ai fait les trois-quarts de la course propre, j'ai un peu perdu pied sur le dernier tir. C'est frustrant de ne pas finir le travail. J'ai voulu rester devant, mais j'ai senti que j'étais dans le dur après les 4e et 5e tour. Cela va me remettre dans le bain avant le relais.»
Une course dont le favori sera incontestablement l'Allemagne, qui a placé deux de ses représentantes sur le podium. A 23 ans, Magdalena Neuner, surnommé "Gold-Lena", a confirmé son statut de leader en s'offrant une troisième médaille à Vancouver, après l'or en poursuite et l'argent en sprint. Après un dernier tir debout, son point faible, bien négocié, elle a déposé dans la dernière portion de ski la Russe Zaitseva.

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