Qu'elle était importante cette victoire contre le Stade Français (19-11) !. Le fait que les Parisiens occupent la première place du classement, n'avait finalement aucune importance. Il fallait gagner, peu importe l'adversaire. Gagner et mettre fin à une spirale négative, se donner de l'air et espérer rebondir, déjà , au terme de la cinquième journée. Le match n'a pas été beau, entaché de nombreuses fautes et illuminé de trop peu d'éclairs de génie. Mais quand il s'agit de sortir la tête du seau, peu importe la manière, seul le résultat compte.
Mais face au Stade Toulousain, la bonne volonté risque de ne pas suffire. Les Toulousains, champions d'Europe face aux Biarrots, ne devraient pas laisser le match leur échapper comme les Parisiens. En tout cas, la venue des Rouge et Noir sera un vrai test pour savoir où en est Biarritz de sa guérison. « Un gros test, surtout qu'ils nous ont ridiculisés sur certains secteurs de jeu en finale de Coupe d'Europe. Toulouse, ça reste Toulouse, avec son effectif riche en qualité et en quantité. On a vu de bonnes choses face au Stade Français de notre côté, on aurait même pu gagner plus largement. Face à Toulouse, on va voir si c'est une guérison définitive » confie le manager Laurent Rodriguez.
Reste que le Biarritz Olympique fait partie de ces clubs malades avec Toulon et Perpignan. Des clubs qui attendent toujours de voir leur saison débuter. Et on entend par-là une série de victoires. « On est dans la constante de ce qu'on a déjà fait l'an dernier, regrette Rodriguez. Cela s'explique par deux points. D'abord, par le faux pas contre Toulon à domicile. Puis, il y a notre revers à agen. On voulait vraiment y gagner. La défaite a créé des soucis et puis il y a eu le cas Jean-Michel Gonzalez. Certains on vite fait de s'affoler pour pas grand-chose. On a vu du mieux contre le Stade Français. Maintenant, on va vite voir contre Toulouse ».
«Un grand stade doit avoir une grande équipe et on n'en est pas» : Laurent Rodriguez
Un Stade Toulousain qui, contrairement à ce qui était prévu, ne sera pas reçu à Anoeta. La rencontre aura finalement lieu dans ce cher Aguiléra biarrot. Si le contexte économique a déjà été évoqué, le manager biarrot veut y voir une autre explication. « Un grand stade doit avoir une grande équipe et on n'en est pas. Mais contrairement à ce qui a pu être récemment écrit, le public est derrière nous à Aguiléra. Anoeta, ça doit rester un événement comme pour la Coupe d'Europe, avec le déplacement en masse des supporters étrangers et la ferveur de cette compétition ». - Bertrand LAGACHERIE (avec AFP)

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