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Le 09/09/2010 à 12:05 | Mis à jour le 09/09/2010 à 12:21
 

Rugby - Top 14

Paris n'est pas guéri

Après un très bon début de saison, le Stade Français est retombé dans ses travers face à Biarritz. Et si le club parisien n'était pas encore guéri des maux qui avaient empoisonné sa dernière saison ?
Malgré la volonté de Mathieu Bastareaud et Julien Arias, Le Stade Français a marqué le pas face au BO.(EQ)
Malgré la volonté de Mathieu Bastareaud et Julien Arias, Le Stade Français a marqué le pas face au BO.(EQ)

En quatre journées, le Stade Français avait terminé trois fois sur la plus haute marche du classement. Après un triste match perdu face à Biarritz (19-11), les Parisiens ne sont même plus sur le podium. En soi, le classement est plus qu'anecdotique au terme de la cinquième journée. Ce qui peut inquiéter, c'est bel et bien l'absence de réaction du Stade Français tout au long d'une rencontre longtemps soporifique.

Que les Biarrots aient eu les jambes coupées lors du premier acte en raison de leur obligation de résultat, cela peut se comprendre. En revanche, quelle était la pression pour les Parisiens ? En se déplaçant à Aguiléra, ils n'avaient aucune obligation particulière et leur apathie a été pour le moins suspecte. Leader aux pieds d'argile, le Stade Français a montré un visage qu'on ne lui connaissait pas depuis le début de la saison. A vrai dire, l'équipe ressemblait à celle qui promenait son mal de vivre sur toutes les pelouses la saison dernière. Confinée aux tâches défensives et sans inspiration, cette équipe ne faisait pas plaisir à voir.

La première erreur de Cheika ?

Michael Cheika entame la reconstruction du Stade Français.

Avant de jeter l'eau du bain et le bébé avec, il faut tenir compte du contexte. La semaine dernière a été exténuante pour les clubs qui ont dû faire face à trois matches en huit jours. Là où certains coaches ont décidé de faire tourner sur un match précis, voire d'en lâcher un, Michael Cheika semble avoir cédé à la folle idée de la concurrence. Comme si les deux premiers matches, contre Toulouse et Castres, devaient décider de l'équipe qui affronterait Biarritz. Au final, il y avait beaucoup de joueurs fatigués face au BO. La preuve également que si le Stade Français dispose d'une belle équipe, la profondeur de banc pourrait poser problème à certains moments de la saison. Heureusement que la Coupe d'Europe n'est pas au programme.

Dupuy dépendance confirmée ?

Julien Dupuy, demi de mêlée du Stade Français.

Entre imprécision (six lancers en touche perdus !) et panne d'initiative, le Stade Français a fait preuve de Dupuy dépendance. Sorti à la demi-heure de jeu en raison d'une entorse, le demi de mêlée a de nouveau montré par son absence à quel point Paris comptait sur lui pour organiser son jeu. Lionel Beauxis, en pleine métamorphose, est encore tendre lorsqu'il faut haranguer ses troupes. Ses progrès sont notables dans l'animation offensive, mais pas assez importants pour la lui laisser totalement. Sans tête pensante, le Stade Français a lentement sombré face au BO qui n'en demandait pas tant. Et le souvenir de la fin de match contre le CO, où les Parisiens ne doivent leur victoire qu'à un essai refusé par la vidéo alors qu'ils avaient le bonus offensif en poche à la pause, vient rappeler que l'équipe a déjà été proche de la rupture malgré ses victoires. Il faudra maintenant réagir face à Brive, une équipe qui commence à montrer les dents. Un bon moyen de prouver que les bons résultats initiaux n'étaient pas simplement le fait d'un calendrier favorable. - Bertrand LAGACHERIE

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