Pour sa première titularisation avec le Racing, Juan Martin Hernandez a montré qu'il était toujours un grand artiste du rugby. Facile dans ses gestes, fluide dans ses courses, l'Argentin sait également prendre ses responsabilités. En claquant un drop à la dernière seconde de la rencontre, il permettait au Racing de ne pas rentrer bredouille d'un déplacement à Castres longtemps indécis. Car malgré la classe de son maître à jouer argentin, le Racing s'est incliné face au CO (31-25) au terme d'un match très disputé.
Le premier acte fort de ce match fut l'exclusion de Mathieu Lorée, peu après la demi-heure de jeu. A quatorze, les Franciliens semblaient baisser les bras. Les fautes de mains se multipliaient des deux côtés mais faire des fautes face au CO veut dire se mesurer à l'artilleur maison, Romain Teulet. L'arrière, qui n'en finit plus de battre les records de points inscrits, a de nouveau réalisé un sans faute face aux perches. Dès lors, la tactique du CO devenait claire. Jouer dans le camp adverse, provoquer les fautes et concrétiser par son arrière. Et ce fut longtemps le scénario de cette rencontre.
En face, Hernandez ne se montrait pas maladroit non plus mais ses camarades ne lui offraient pas autant de munitions. A l'heure de jeu, incapable de se séparer durablement, chaque formation avait inscrit son essai (Baï pour le CO, Noirot pour le RM 92). Le Racing, qui avait laissé des cadres au repos et avait rapidement perdu Fall, faisait les efforts nécessaires pour rester dans la rencontre mais se préparait tout de même à rentrer à vide. Jusqu'à ce nouvel éclair d'Hernandez. Des gestes de cette classe, il faudra s'attendre à en revoir. Et alors, le Racing pourra s'installer plus durablement dans le haut du tableau. Pour l'heure, c'est Castres qui y retrouve ses quartiers. - B.L.

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