C'était un choc annoncé. Le match dont le perdant pourrait probablement dire adieu aux phases finales. Et ça a été le Stade Français. Face à un CAB très entreprenant et ne perdant aucune minute pour rentrer dans la partie, les Parisiens ont été trop attentistes. Même s'il y a eu du mieux par rapport au triste visage montré face à Toulouse, les joueurs de la capitale ont encore péché dans le domaine de la volonté d'imprimer leur marque sur le jeu. Alors qu'il n'avait pas fallu un quart d'heure à Jeanjean pour marquer un superbe essai, après une relance des 22 brivistes, contre son ancienne équipe, les Parisiens devaient lutter soixante-dix minutes avant de trouver la faille dans la défense adverse.
Au final, le Stade Français voit Brive lui passer devant dans la fameuse course aux barrages. Une course où les Parisiens font plus que jamais figure d'outsiders tant ils ne parviennent pas à se montrer convaincants dans ces matches couperets. On pourrait trouver bien des circonstances atténuantes au Stade Français (blessés, suspendus et sélectionnés n'aident pas Delmas et Faugeron à construire une équipe) mais le moral semble bien atteint. Cette équipe qui a souvent été capable de renaissance paraît au bout du rouleau. Il faudra se remobiliser pour la coupe d'Europe. Pour Brive, la course aux barrages est toujours d'actualité. Pour Ugo Mola, c'est maintenant aux joueurs de prouver qu'ils sont motivés pour le sprint final. «Cela a été compliqué dans le sens où on a dominé sur notre paquet d'avants mais on a eu du mal à faire la différence à un moment-charnière du match. On a parfois manqué de lucidité, notamment quand devant ils étaient sept. A côté de cela, avec la semaine qu'on venait de passer et le fait de battre le Stade Français, bien sûr affaibli, aujourd'hui on retiendra les quatre points et la performance de nos avants. Ce qui est important c'est que ce groupe mérite autre chose. Maintenant ils ont le droit de rêver, à eux de s'approprier les choses. Le principe est acquis: il fallait qu'on se maintienne. Maintenant à eux de s'éclater et prendre du plaisir sur le terrain.» - Bertrand LAGACHERIE

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