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«Je n'avais pas annoncé d'objectif de médailles avant ces Championnats du monde, mais 12 finales. Nous en sommes à 17 donc c'est plutôt satisfaisant. Concrètement, on avait un potentiel de trois titres : le 50 m, le 100 m et le 4x100 m. Quand on regarde ce qu'il s'est passé dans les épreuves de sprint, le 50 et le 100 avec deux Français à chaque fois sur le podium, c'est quasiment historique. On ne décroche pas d'or certes mais à part les Américains, aucune nation n'a déjà mis sur ces deux épreuves deux de ses nageurs sur les podiums (ndlr, en 1986 Jager et Biondi, médaillés d'or et d'argent sur 50 et 100 m). Le résultat d'ensemble me paraît positif en ce début d'olympiade».
«C'est sans doute la déception de ces Championnats du monde. Sur le 4x100 m, il ne faut pas se voiler la face, on est passé à côté. Sur le papier, nous étions meilleurs. Mais le papier, ça ne suffit pas. Ca doit être un enseignement. Notre histoire des relais est extrêmement récente. Elle date de Barcelone en 2003. On n'a pas cette culture qu'ont les Américains. Il faut qu'on ait une réflexion approfondie tant sur les critères de sélection que dans la constitution des groupes en séries et en finale. On a d'autant plus de regrets que le 100 m individuel confirme que la France est sans doute la meilleure nation du sprint. Mais sur 4x100, on est passé à côté du sujet même si on repart avec la médaille de bronze.»
«Le matin même où la FINA a annoncé le retour au shorty au 1er janvier 2010, j'avais déposé un courrier détaillant la position de la FFN sur le sujet dans les casiers des différentes nations. La FFN demandait l'application de la supression du polyuréthane, afin que les fédérations nationales ne se retrouvent pas dans des situations embarrassantes. Le communiqué disait "Faites ce que vous avez dit : le 1er janvier 2010, retour au shorty et interdiction du polyuréthane". Les critères de sélection pour les prochains Championnats d'Europe vont évidemment prendre en ligne de compte ce changement. Nous sommes déjà en train de réfléchir là -dessus. Le chronomètre est un repère et il faudra donner de nouveaux répères.»
«On n'a pas eu de révélation dans l'équipe de France. On a eu des confirmations sur les nageurs qui ont été médaillés à Pékin, mais on n'a pas eu l'éclair de génie comme à Melbourne avec Laure Manaudou. Il est très difficile de comparer ces deux bilans. Chez les féminines, on reste sans médaille. Il y a quelques nageuses qui commencent à intégrer les finales : Ophélie Cyrielle-Etienne, Alexianne Castel... Après, il y a aussi la belle 4e place d'Aurore Mongel, qui fait deux magnifiques épreuves sur 100 m et 200 m papillon. Ca fait partie des satisfactions même si la natation féminine repart sans médaille. Coralie Balmy n'a pas nagé à son niveau mais à celui de Pékin. Il faut aussi qu'on ait une discussion individuellement avec chaque entraîneur.»
Recueilli par Peggy BERGERE, Ã Rome

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...