Un dimanche qui fait tâche. Alors que la France avait ramené quatre médailles lors des deux premières journées de championnats d'Europe à Tbilissi, la dernière journée, vierge de tout podium, laisse un goût d'inachevé dans la bouche de la délagation tricolore, qui quitte la Géorgie avec un bilan en-deça de ses espérances.
Un seul être vous manque. L'absence de son leader, Teddy Riner, aura finalement pesé lourd dans la balance. «On peut dire qu'il manquait aujourd'hui Teddy Riner. On dit souvent que le judo français est très dense, mais je pense qu'on manque un petit peu de densité car le numéro 2 parfois ne fait pas de belles prestations», assène René Rambier, le futur directeur du haut niveau français. Directement en cause, Pierre Robin (+100kg), éliminé en quarts, ainsi qu'Emilie Andéol (+78kg), Nicolas Brisson (-90kg) et Mathieu Bataille (-100kg), tous éliminés dès le premier combat.
«Quatre médailles, c'est insuffisant pour l'équipe de France»
Il y aussi Céline Lebrun (-78kg), toujours médaillée dans les championnats d'Europe depuis le début de sa carrière mais cette fois obligée de regarder le podium se dérouler sans elle. «La journée a été un peu laborieuse. L'envie était là, mais il manquait quelques ressources», remarque la championne du monde 2001.
Les titres de Frédérique Jossinet (-48kg) et Lucie Décosse (-70kg) (Photo L'Equipe), ainsi que les deux médailles de bronze de Gilles Bonhomme (-73kg) et Morgane Ribout (-57kg) ne suffisent donc pas à sauver une compétition qui restera comme la plus mauvaise depuis 2004, bien loin des Russes et leur huit médailles dont cinq titres. «Quatre médailles, c'est insuffisant pour l'équipe de France», conclue finalement René Rambier. - Be.C.

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