
Les Françaises ont eu besoin d'une mi-temps et d'une énorme Amandine Leynaud pour se réveiller et prendre leur revanche sur les Angolaises, samedi matin en ouverture du tournoi (32-21). Elles débutent ainsi leur troisième campagne olympique de manière idéale, et peuvent aborder sereinement leur prochain match face au Kazakhstan, lundi (9h00).
Voilà , ça, c'est fait. Surtout, il ne fallait pas rater l'entame du tournoi. Et donc, éviter le piège angolais tendu dès 9h00 un samedi matin. Surtout il ne fallait pas repenser trop longtemps au scénario de ce match perdu face aux multiples championnes d'Afrique à Metz pendant le dernier Mondial en 2007 (défaite 27-29 après avoir mené de 7 buts), s'en servir de leçon, et agir en conséquence. Prendre les trois points de la victoire et avancer sereinement sur le chemin menant aux quarts de finale. Contrats remplis, malgré une première mi-temps trop approximative, marquée par de (trop) nombreux échecs au tir. «Nous avons joué la première mi-temps trop crispées. C'est sûrement dû au stress du match de Metz et au contexte olympique. Ca n'était pas un grand match, mais un match solide», a commenté l'entraîneur Olivier Krumbholz.
Menées d'un but à la mi-temps (15-14), les Tricolores ont monté d'intensité en seconde période, notamment au niveau défensif, portées par une très grande Amandine Leynaud. Venue remplacer Valérie Nicolas (9/23) dans les buts juste après la pause, la gardienne Messine a réussi un sans faute (4/4, 10/17 au total) dans les six premières minutes ! Ajoutez-y l'efficacité (re)trouvée de Sophie Herbrecht, meilleure buteuse avec 8 réalisations, Maakan Tounkara (4/4), Stéphanie Cano (2/2) ou encore Paule Baudouin (4/6), et vous obtenez un +12 des Bleues (32-20) en 18 minutes, et onze buts d'avance au final (32-21). De quoi largement faire oublier les fantômes messins. «Je ne sais pas ce qu'il s'est passé en deuxième mi-temps, mais j'ai senti que tout le monde se rassurait, ça m'a portée. On avait à coeur de montrer que ce match de Metz était une erreur, et que nous ne sommes pas là par hasard, mais pour atteindre un objectif fort», a expliqué Amandine Leynaud à la sortie de la rencontre.
Aux Françaises de se montrer rigoureuses face au Kazakhstan dès lundi (9h00), afin d'aborder de manière sereine leur premier vrai test face à la Roumanie mercredi lors de leur troisième match de poule. Espérons d'ici-là que la blessure de Camille Ayglon* sortie sur civière à la 20', ne l'oblige pas à un repos forcé pendant le reste de la compétition, privant les Tricolores d'un bras gauche important au poste d'arrière droit. La jeune Allison Pineau (18 ans), désignée 15e joueuse et remplaçante, ferait alors son entrée dans le collectif. « Prête et en forme» a-t-elle assuré avant le début du tournoi. Olympique pourquoi pas...
Peggy BERGERE (avec P.P.) à Pékin
*Camille Ayglon a passé des examens médicaux (radios et scanner) qui ont révélé "un léger trait de fracture au nez", selon le Directeur Technique National, Philippe Bana, joint samedi soir par téléphone. Son éventuel forfait pour le reste de la compétition n'a pas été évoqué.

