Incroyable : après trente-trois minutes de jeu, Montpellier, l'équipe qui écrase le hand français depuis plus de dix ans, comptait sept buts de retard sur Saint-Raphaël, formation montante certes mais encore à des années-lumière de son adversaire, (12-19). Et ce n'était que la suite logique de ce que l'on avait pu voir depuis le début de la rencontre, samedi à Monaco. Montpellier a démarré le match crispé, ne proposant du coup aucune solution dans son jeu, surtout au niveau de l'attaque. En face, Saint-Raphaël, porté par une bonne préparation, était au point.
Un Krakowski rapidement dans le match (4/5 en 1re période) a notamment permis aux Varois de mener de six buts (9-3, 13-7). En face, Nikola Karabatic avait les pires difficultés à s'exprimer (3/6) et en perdait ses nerfs juste avant la pause, récoltant à l'arrivée deux minutes de pénalité. Au retour des vestiaires, les choses ne se sont pas arrangées pour Montpellier. Deux buts de Chapuis ont donc permis à Saint-Raphaël de mener de sept unités. Mais l'équipe entraînée par Christain Gaudin n'a pas su gérer son avance, la faute en premier lieu à un manque de fraîcheur physique. Abily et Paillasson ont été touchés pendant le match et les rotations ont forcément été limitées par la suite. Du côté du club héraultais, Canayer est, lui, resté sur le même groupe. Et tout doucement, le cours de la rencontre s'est inversé.
L'image d'un Michaël Guigou, tombant deux fois, se relevant autant pour finalement inscrire un but... refusé, a semblé marquer le réveil des Montpelliérains. Vid Kavticnik s'est fendu de cinq buts en seconde période. Guigou a enfin trouvé le chemin des filets. Saint-Raphaël n'a pas marqué pendant cinq bonnes minutes et subi un 4-0 (16-21, 20-21). A la 47e, William Accambray a permis au MHB de passer enfin en tête (23-22). Plus rien n'a pu empêcher Montpellier de l'emporter. Menés un temps de sept buts, Karabatic et ses partenaires (dont David Juricek, auteur d'un 6/6) l'ont finalement emporté sur le même écart (31-24). Saint-Raphaël aura montré de belles choses et peut continuer à espérer progresser en D1. L'affiche du Trophée des champions aura, elle, bien lieu. Les Héraultais retrouveront dimanche (16h00) leur meilleur ennemi Chambéry, affronté en finale de l'Eurotournoi. Les troupes de Canayer avaient (encore) gagné (35-30). Les Savoyards voudront évidemment corriger ça. - Olivier PAQUEREAU à Monaco
Patrice Canayer a expliqué pourquoi il n'a pas fait jouer Mladen Bojinovic : «Il souffre d'une entorse à une cheville. J'avais décidé qu'il n'entrerait en jeu qu'en cas d'extrême nécessité. Certes, à un moment, il y a eu ce cas d'extrême nécessité. Mais je n'ai finalement pas voulu prendre de risque.»

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...