Un match sans enjeu n'est pas forcément un match sans envie. «On avait de l'envie, on ne voulait pas lâcher, a expliqué William Accambray sur Sport+. Ça laisse un peu d'amertume.» Les joueurs de Montpellier n'ont pas aimé qu'Oscar Perales bloque de manière virile la dernière attaque de Nikola Karabatic. Les Héraultais ont donc dû partager les points mais au regard de leur prestation, ce n'est pas illogique. Ils ont longtemps été menés (15-18, 33e, puis 22-25, 44e), ont égalisé à cinq minutes de la fin (27-27) et ne sont passés devant (30-29) qu'à 70 secondes de la fin.
Montpellier termine premier du groupe A avec trois points d'avance sur Tchekhov.
«Le match nul, puisqu'il n'a pas de conséquence, est une fin normale», a parfaitement résumé Claude Onesta, consultant télé de luxe. Celui-ci a aussi pointé une «Nikola Karabatic dépendance», le maître à jouer des Bleus ayant souvent eu besoin de réveiller des Montpelliérains pas toujours enclins à jouer les fusées en contre-attaque comme à l'ordinaire. Si ce genre de formule est redondant dans les sports collectifs où un Français brille de façon exceptionnelle ("Zidane dépendance" ou "Parker dépendance"), elle prend par définition une accuité plus grande quand elle est issue de la bouche du sélectionneur. Réponse en huitièmes de finale. X.C.

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...