En quelques semaines, Sebastian Vettel est passé du statut de favori pour le titre mondial à celui de mauvais garçon impétueux et impatient. Il faut dire qu'entre sa distraction derrière la voiture de sécurité en Hongrie et son dépassement kamikaze sur Jenson Button en Belgique, l'Allemand a tendu le bâton pour se faire battre. Et si l'on ajoute l'accrochage avec son coéquipier Mark Webber en Turquie, la coupe n'est pas loin d'être pleine pour le pilote Red Bull. Ses erreurs ont mis à mal sa réputation, mais lui ont surtout coûté de précieux points dans la course au titre mondial.
«Quand tout va bien, vous êtes le meilleur. Et quand vous faites une erreur, alors vous devenez un idiot.»
Le pilote Red Bull est revenu sur les polémiques qui l'entourent dans le magazine allemand Auto Bild Motorsport. «La F1 est un grand spectacle. Quand tout va bien, vous êtes le meilleur. Et quand vous faites une erreur, que certains jugent sans chercher à en comprendre les raisons, alors vous devenez un idiot. Le plus important, dans ces conditions, est de garder confiance en soi», a-t-il expliqué.
«En Hongrie, j'étais distrait derrière la safety car et j'ai commis une erreur. A Spa, j'en ai commis une autre en perdant le contrôle de ma voiture en voulant doubler Jenson Button. Mais je suis assez honnête pour l'admettre. Je ne suis pas fier de ces fautes, mais tout ce que je peux faire, c'est m'assurer que cela ne se reproduira plus. Et au final, j'apprends de ces erreurs, elles font de moi un meilleur pilote.»
«Lors des 13 premières courses, tout n'a pas été tranquille, et pourtant je n'ai que 31 points de retard.»
Et malgré ces soucis, l'Allemand, désormais troisième du championnat avec 31 points de retard sur Lewis Hamilton (McLaren), avoue toujours croire en ses chances d'être champion : «Nous sommes une équipe et malgré les quelques problèmes rencontrés récemment, nous avons quand même marqué pas mal de points. Et pas grâce à la chance, mais simplement parce que notre voiture est très forte. Je ne suis pas inquiet, je sais quel est notre niveau et que nous pouvons encore aller chercher le titre. Lors des 13 premières courses, tout n'a pas été tranquille, et pourtant je n'ai que 31 points de retard.» En effet, si l'Allemand n'avait pas multiplié les erreurs, il pourrait être largement en tête du championnat. Motif d'inquiétude ou de satisfaction ?