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Mark Webber ne pouvait rêver plus belle revanche. Privé de son nouvel aileron avant au profit de son coéquipier Sebastian Vettel avant la séance de qualifications, l'Australien avait prévenu qu'il ne ferait aucun cadeau. Il a tenu parole. Parti en deuxième position, derrière l'Allemand, Webber réussit le meilleur départ pour prendre la tête. Vettel, vexé, tente de résister, mais part à la faute et crève. Il ne reverra plus son "meilleur ennemi".
A compter de ce moment-là , il y aura Webber et les autres. Intercalé en deuxième position, Lewis Hamilton (McLaren), leader au championnat du monde, fait ce qu'il peut mais ne parvient pas à tenir le rythme du pilote Red Bull, qui enchaîne les meilleurs tours en piste. Derrière, ils sont nombreux à s'échanger la troisième place provisoire. Au 28e tour, la voiture de sécurité fait son apparition pour des morceaux de carbone qui se sont déposés sur la piste. Une intervention qui a le mérite de réduire les écarts et relancer la course.
Mais une intervention qui ne servira pas Fernando Alonso (Ferrari). L'Espagnol, pénalisé pour avoir doublé Robert Kubica - finalement contraint à l'abandon pour un problème technique - à l'extérieur de la piste, passe la ligne en 14e position. Ses espoirs de titre s'éloignent un peu plus. Relégué en dernière position après son départ chaotique, Sebastian Vettel, auteur d'une folle remontée, rentre finalement dans les points (7e). Bien loin de Mark Webber, qui remporte son troisième succès de la saison, le cinquième au total, devant Lewis Hamilton (Mclaren) et Nico Rosberg (Mercedes).
Une fois la ligne d'arrivée franchie, l'Australien serre le poing et lance un malicieux «pas mal pour un pilote numéro 2» à l'attention de Christian Horner, son team manager, qui avait expliqué la veille : «parfois, il faut prendre des décisions difficiles. Avec un seul aileron disponible et les éléments que nous avions à notre disposition, nous avons utilisé un seul critère, la position au championnat, pour attribuer cet aileron à Sebastian. Si Mark avait été en tête, c'est lui qui aurait eu l'aileron.» Désormais 3e au classement pilotes, avec 128 points, derrière Hamilton (145) et Button (133) - superbe 4e ce dimanche malgré une 14e place sur la grille -, mais devant Vettel (121), Mark Webber, unique coureur du plateau à avoir remporté au moins trois courses en 2010, est désormais le numéro 1 chez Red Bull. Sur le papier seulement ? - J.G.