Bruno Senna, le neveu d'Ayrton, est satisfait. Satisfait de ses débuts en Formule 1, au volant d'une Hispania aux performances pourtant limitées. «C'est un bon début. On n'a pas pu faire tout le travail prévu, car le temps ne le permettait pas. Mais c'est une journée où on a bien travaillé, où on a récolté pas mal d'informations», s'est réjoui le Brésilien.
A 26 ans, Senna fait déjà figure de rescapé de la F1. Barré par son compatriote Rubens Barrichello chez Brawn GP en 2009, il avait dû disputer le bien moins prestigieux Championnat Le Mans Series la saison passée. «Mais il est parfaitement possible de passer, et je le dis avec respect et prudence, du Le Mans Series à la F1», a-t-il estimé. Cette saison, Bruno Senna s'était engagé avec Campos Meta F1, qui a rencontré de lourdes difficultés financières. Un changement d'actionnaire de dernière minute, accompagné d'un apport de fonds, a permis à l'aventure de repartir sous le nom d'Hispania Racing Team. Contrairement aux autres nouvelles écuries, Lotus et Virgin, Hispania n'avait jamais fait rouler sa monoplace avant d'arriver à Bahreïn.
Les débuts d'Hispania ne se sont dès lors pas faits sans mal. «Tout le monde est fatigué. Il y a beaucoup de travail pour arriver à faire une voiture prête aujourd'hui», a raconté Senna après seulement 17 tours vendredi avant de s'arrêter en bord de piste, sa roue arrière droite manquant de s'échapper. Son coéquipier indien Karun Chandhok, lui, n'a même pas pu rouler en raison d'incidents mécaniques. Senna a été relégué à 11 secondes et demi de Nico Rosberg (Mercedes), auteur du meilleur temps, contre un peu plus de 5'' pour Lotus et Virgin.
«J'imagine que cinq secondes de retard sera une marque difficile à atteindre. Je dois apprendre ma voiture, la piste, je dois travailler dans beaucoup de secteurs», a affirmé le Brésilien, content d'avoir «finalement parlé à Schumacher». «J'ai eu une opportunité de le rencontrer. Depuis le temps que j'attendais cela. Il a été sympa. On s'est serré la main», s'est-il réjoui. (Avec AFP)