Il est apparu de nulle part la saison dernière lors du Grand Prix de Brésil, où il avait impressionné par sa vaillance, et avait confirmé à Abu Dhabi en prenant la sixième place avec sa Toyota. Depuis, il est devenu équipier de Pedro de la Rosa chez Sauber, réalisant ainsi son rêve : «Depuis mes débuts en kart quand j'avais 9 ans, j'ai voulu faire de la F1, et aujourd'hui c'est devenu réel.» «Cela fait deux ans que j'attends cette opportunité, et maintenant qu'elle se présente, je vais la saisir, a ajouté le Japonais, 23 ans.
Après avoir effectué toute la préparation hivernale avec Sauber, Kobayashi, issu du programme de détection Toyota et pilote essayeur dans l'écurie japonaise depuis 2008, s'est montré heureux d'avoir pu participer au développement et aux tests de la monoplace : «Tout s'est bien passé et nous avons eu plutôt de bons résultats sur la piste. Les deux semaines à Jerez ont été délicates à cause du temps, mais ça s'est mieux passé à Barcelone. Ça nous a permis de compléter notre programme. Nous n'avons pas été surpris par le comportement de la voiture et ses performances par rapport aux autres écuries. Nous n'avons eu aucun problème particulier et abordons Bahreïn avec confiance.»
Habitué à courir en GP2, le Japonais reconnaît bien des différences entre les deux séries : «La plus importante concerne le nombre de personnes qui travaillent dans une écurie de F1, c'est impressionnant. Dans la voiture, c'est la possibilité de faire des changements dans les réglages. Une GP2 est bien plus "simple". La F1 est également plus professionnelle et cela signifie que moi aussi je dois me montrer plus pro. En GP2, vous pouvez être bon un jour, un peu moins le lendemain, ça ne se remarque pas trop. En F1 il faut être bon tout le temps. Mais si l'intensité est plus forte, les ambitions le sont aussi.»
«Nous devons être présents dans les places juste derrière le podium, a-t-il ajouté à propos des objectifs de son écurie. Il faudra marquer des points, et avec un peu de réussite, essayer de grimper sur le podium de temps en temps. Nous devons être à la lutte avec les quatre premières équipes. Si nous ne nous battons pas avec elles, comment espérer les dépasser ?» - F. B.