«Un quatrième titre mondial de rang, après deux médailles d'or olympiques, l'équipe de France d'épée est-elle invincible ?
Oui, peut-être qu'on l'est pour l'instant. Mais je n'aime pas trop ce terme. Et il ne faut pas se le cacher, on finira bien par perdre un jour.
D'où les épéistes français tirent-ils leur force ?
On travaille beaucoup. On se connaît super bien, même si l'équipe a été remaniée avec le départ de certains, comme mon frère (Fabrice). Même en dehors des gars qui sont là , à Antalya, il y a une quinzaine d'épéistes à l'INSEP. On se tire la bourre pour être dans les quatre sélectionnés et il n'y a pas de maillon faible. Aux Europe, on a pris une bonne claque en perdant contre la Suisse en quart de finale. On a souffert tout le reste de l'année. On a su trouver des automatismes, notre cohésion quand les matches sont tendus et faire preuve de plus de rigueur.
Vous avez d'ailleurs retrouvé les Suisses au même stade de la compétition et avez peiné pour les battre.
Ce n'est pas très plaisant de tirer contre eux. Ils ont fait preuve de mauvaise foi pour nous faire sortir de nos gonds. Ce n'était pas qu'un match d'escrime contre eux. C'était tendu mais on s'est battu jusqu'au bout. Des matches comme ça, ça met dans la compétition, ça donne la niaque.
Les deux matches suivants ont paru plus aisés.
La finale contre la Hongrie a été plus difficile que la demi-finale contre la Pologne. Ce sont des équipes qu'on connaît depuis des années. La Pologne doit en avoir marre (Les Français ont battu les Polonais en finale olympique, ndlr)... Ils ont des jeux qui nous conviennent quand on est devant au score. Mais quand on est derrière eux, ils bétonnent, et ça devient usant. On a fait en sorte de mener.» - Aurélien BOUISSET, à Antalya

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