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Les Etats-Unis sont qualifiés pour les demi-finales, où ils affronteront samedi (17h00) la Lituanie, tombeuse de l'Argentine (104-85). Une nouvelle fois très appliqués avec seulement 8 balles perdues, les Américains ont eu besoin d'un formidable Kevin Durant (33 points) pour faire la différence face à la Russie (89-79), jeudi à Istanbul, après avoir été tenus en respect pendant près d'une mi-temps. Le jeune ailier, cinquième marqueur du Mondial (19,9 points), a joué la quasi intégralité du match (37'25") et selon Mike Krzyzewski, «ma plus mauvaise décision a probablement été celle de le retirer du terrain.»
David Blatt : J'aime voir des joueurs comme Durant venir ici sans trouver d'excuse pour passer un été off.»
«J'avais demandé à mes joueurs de le faire travailler, a expliqué l'entraîneur américain-israélien de la Russie, David Blatt. Il ne fallait pas lui laisser de jeu rapide, d'accès au panier. Mais ce qui fait les grands joueurs, c'est leur capacité à continuer à marquer même en étant sous pression. J'aime voir des joueurs comme lui venir ici, prendre leurs responsabilités sans trouver d'excuse pour passer un été off.» Kevin Durant avait marqué 13 points à la fin du premier quart-temps mais malgré cela, la Russie s'accrochait. Sans Victor Kryapa, toujours cloué sur le banc (cheville), les Russes menaient après un quart d'heure (30-35).
Le jeu de mouvements et de passes prôné par Blatt, formé à l'université de Princeton, a longtemps gêné les Américains, tout comme la taille des pivots et l'agressivité de toute l'équipe russe, que ce soit au rebond, où elle a dominé (31 à 25), notamment au rebond offensif, mais aussi pour couper les contre-attaques par des fautes "Euroligue". «David Blatt a une carrière incroyable en Russie et ce match est l'exemple de leur excellente préparation et de son excellent coaching, a salué Coach K. On était prêt mais ils ont très bien joué.» Les Américains ont pris l'avantage sur un 12-0 avant la mi-temps (42-35, 19e), grâce notamment à Andre Iguodala. L'écart est monté jusqu'à 18 points (79-61, 31e) avec un Russell Westbrook percutant (12 points) et un Lamar Odom essentiel face aux grands pivots russes (12 rebonds, 5 fautes en 30').
Mike Krzyzewski : «Ce qui m'inquiète le plus pour le moment est la pression que se mettent mes joueurs»
Finalement, Andrei Vorontsevitch (14 points, 12 rebonds), Sergey Bykov (17 points) et les autres ont comblé une partie de l'écart en toute fin de match pour donner à l'écart final une ampleur qui respecte l'esprit de ce match. Si les Américains se sont donc imposés sans trop de frayeur, Coach K a retenu que son équipe n'était pas à l'aise en étant derrière le score, comme dans le deuxième quart-temps : «Ce qui m'inquiètait le plus à ce moment-là était la pression que se mettaient mes joueurs, estime Coach K. J'ai dû prendre un temps-mort pour leur dire de se calmer.» Blatt semblait, lui, confiant pour l'équipe américaine et son staff : «Ils ont compris l'excellence du travail effectué en Europe tout en réussissant à maintenir l'avance des Etats-Unis. Pour moi, ça n'a pas été dur de jouer ce match mais au contraire réjouissant. Je viens de ce pays et j'ai beaucoup appris de Coach K».
Xavier COLOMBANI, Ã Istanbul
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