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Voilà ce qui s'appelle revenir sur terre. Les Bleus ne sont plus invaincus et ne peuvent plus finir à la première place du groupe D. Elle reviendra quoi qu'il arrive aux Lituaniens qui, rappelons-le, sont privés de l'essentiel de leurs forces vives en Turquie (Jasikevicius, Kaukenas, Siskauskas, Songaila, les Lavrinovic) et jouaient mercredi soir sans leur ailier titulaire Simas Jasaitis. Sachant que les équipes du groupe D croiseront avec celles du C en huitièmes (D1-C4, D2-C3, D3-C2, D4-C1), cela aurait permis d'éviter de façon certaine la Grèce, la Russie et Turquie en huitièmes de finale et de jouer la Chine ou Porto-Rico. La France finira deuxième, troisième ou quatrième.
Les cas de figure :
Deuxième : La France bat la Nouvelle-Zélande
Troisième : La Nouvelle-Zélande bat la France et l'Espagne perd contre le Canada (15h00) ou la Nouvelle-Zélande bat la France de moins de douze points et l'Espagne bat le Canada
Quatrième : la Nouvelle-Zélande bat la France de douze points ou plus et l'Espagne bat le Canada
On peut d'ores et déjà affirmer qu'il faut absolument éviter de finir quatrième afin de ne pas jouer la Turquie, certaine de finir en tête à Ankara, devant son public. Mais à moins de craquer sévèrement jeudi, cela est largement faisable même si les Tall Blacks sont lancés puisqu'ils restent sur deux succès. Ensuite, tomber sur la Russie plutôt que sur la Grèce en huitièmes semble préférable et d'ailleurs, les Bleus sauront si la Grèce termine deuxième ou troisième juste avant leur match. Mais même si les Grecs perdaient jeudi, il serait dangereux, insensé même, de vouloir les éviter en perdant car la troisième place enverrait vers un quart de finale face aux Etats-Unis...
On n'était pas bien sûr d'écrire tout cela après un quart d'heure de jeu, quand les Bleus menaient 29-14. Même s'il fallait rester très méfiant car les Lituaniens sont les spécialistes des retours. Ils avaient battu le Canada et l'Espagne après avoir eu justement plus de quinze points de retard. Parce que Linas Kleiza, bien pris par Boris Diaw et des aides arrivant au moment idéal, était à 0 point à la mi-temps et que ça ne pouvait pas durer. Il finit à 15 points. Parce que la fluidité du jeu français, sa réussite (5/6 à 3 points dans le premier quart-temps), si étonnante aussi quand on sait où en étaient les Bleus il y a une semaine, était telle que cela ne pouvait pas durer non plus. Avant de revenir sur terre, ils sont montés très haut, avec Yannick Bokolo à la place de Florent Pietrus, toujours blessé, ce qui a libéré Nando De Colo.
La réussite a commencé à fuir les Bleus au milieu de la deuxième période, quand, à l'inverse des matches précédents, les remplaçants se sont mis à rater des choses difficiles face à une défense resserrée, à l'image d'un Alain Koffi moins en réussite (0/4). Et là , le retournement est allé extrêmement vite. Déjà par un 10-0 pour se rapprocher peu avant la mi-temps (30-24, 19e). Puis au court d'un troisième quart-temps mené de main de maître (41-52, 30e). Les Bleus étaient tout d'un coup sans solution, redevenus légers dessous. Apparement fatigués, avec un Ali Traoré qui n'est pas encore entré dans son tournoi (1/4 en 9 minutes), ils ont vu en plus Nicolas Batum prendre un gros coup aux côtes sur un dunk raté et s'en ressentir. Bref, la soirée est allée à vau-l'eau mais si jeudi soir, l'équipe de France sait qu'elle joue la Russie, elle l'aura presque oubliée. Sinon... Xavier COLOMBANI, à Izmir
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