* La France est déjà privée sur blessure de Rodrigue Beaubois, Antoine Diot, Mickaël Pietrus, Kevin Séraphin et Ronny Turiaf.
Vendredi midi, Ian Mahinmi évoquait ses futurs duels avec le Brésilien Nene ou l'Australien Maric. «C'est comme en NBA, un soir c'est Kevin Garnett, l'autre c'est Dwight Howard», confiait-il alors que touché à un doigt, il venait de sécher l'entraînement. Rien de grave a priori. En fait, si : un os touché, dix jours d'arrêt, début de Mondial en civil. «Cela commence à faire beaucoup* mais nous devons faire face et surtout garder le moral», résume Vincent Collet. C'est imparable, le moral était déjà (un peu ?) affecté par les trois revers en Amérique, mais sans vouloir prêter le flanc à l'inquiétude. «Forcément, ce n'est pas génial moralement mais ce sont des matches de préparation», rappelle Ali Traoré. «Psychologiquement, c'est dur de perdre, mais c'est un mal pour un bien», ajoute Alain Koffi.
Le programme à Villeurbanne :
Dimanche : France-Cote d'Ivoire (Ã l'Astroballe, 20h30)
Lundi : France Australie (20h30)
Mardi : France-Brésil (20h30)
Pourtant, une sonnette d'alarme a clairement été tirée. «On veut vraiment montrer une autre image que celle qu'on a montrée, précise Koffi. Notre niveau de jeu est loin d'être au point si on veut passer le premier tour.» «On a pris conscience qu'on ne pouvait pas jouer ce style de basket, résume Flo Pietrus. Il faut vraiment qu'on apprenne à alterner le jeu». «Il faut que les intérieurs comprennent quand shooter», explique le sélectionneur, tout en martelant son credo : «Il faut qu'on soit mort de faim, on est trop confortable. Il faut qu'on soit conscient de notre niveau pour qu'on puisse le transcender. On ne colle pas parfaitement à ce qui pourrait être notre identité.»
«Ce matin (vendredi) et hier j'ai vraiment senti un changement par rapport à ça, veut croire le co-capitaine Pietrus. Il y a un truc qui sent bon, qui fait que les joueurs ont pris conscience qu'il fallait se partager la balle. On a senti un groupe plus uni. Prendre trente points contre les Etats-Unis, ça peut arriver. Mais on a pris conscience que ce qui s'est passé contre le Canada, ca ne pouvait pas avoir lieu.» «Trente points face au Etats-Unis, c'est quand même dur à digérer, lâche Koffi. On voulait batttre le Canada au moins une fois.» Pour Ali Traoré, «l'important, c'est de travailler sur nos points faibles pour pouvoir ramener des victoires.» Mais par où commencer ? Pour Vincent Collet, «il faut qu'on éléve le niveau au moins sur les qualités qui sont les nôtres». «On regarde en avant, pas en arrière», affirme... Mahinmi. - X. C., à Villeurbanne

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...