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Le 18/06/2010 à 08:00 | Mis à jour le 18/06/2010 à 09:07
 

Basket - NBA

Phé-no-mé-nal

Menés de 13 points au début du troisième quart-temps, les Lakers ont battu les Celtics (83-79) au terme du match 7, après un quatrième quart-temps de folie. Ils conservent leur titre de champion, le 16e de leur histoire.
Ron Artest, ici costaud en défense face à Paul Pierce, a nettement contribué à la victoire des Lakers.(REUT)
Ron Artest, ici costaud en défense face à Paul Pierce, a nettement contribué à la victoire des Lakers.(REUT)

C'est un scénario à suspense comme les auteurs de Hollywood savent en pondre par dizaines. Un scénario beaucoup plus rare, cependant, lorsqu'il s'agit de finales NBA et non pas de blockbusters estivaux. En 25 ans, seulement trois finales avaient connu leur épilogue au terme d'un septième match. Leur souvenir plus ou moins marquant a été balayé en cette soirée du 17 juin 2010. Parce que, deux ans jour pour jour après l'écrasante victoire à domicile des Celtics pour s'offrir la bague au détriment des Lakers au terme du match 6 (131-92), la rivalité historique entre les deux franchises a pris un nouveau tournant. Un tournant imperceptible, encore lors du troisième quart-temps.

«Je voulais ce titre tellement fort... Parfois, lorsque vous voulez très fort quelque chose, il vous échappe. Mais mes gars m'ont relevé.» (Kobe Bryant)

Menés de treize points au début de ce troisième quart-temps (36-49, 28e), les Californiens semblaient partis pour s'incliner une cinquième fois en autant de matches 7 d'une finale contre les joueurs de Boston, après leurs revers en 1962, 66, 69, et 1984. A l'instar d'un Magic Johnson qui avait perdu son sourire face à la bande à Larry Bird, Kobe Bryant paraissait destiné, à nouveau, à regarder triompher Paul Pierce et ses coéquipiers. De maladresse en maladresse (6/24 aux tirs au final), "Black Mamba" semblait incapable de pouvoir changer le cours du match. «Je voulais ce titre tellement fort... Parfois, lorsque vous voulez très fort quelque chose, il vous échappe. Mais mes gars m'ont relevé». C'est un classique du cinéma, les "meilleurs amis" du héros viennent à sa rescousse au moment le plus critique.

Kobe rejoint Magic

Jeudi soir, deux personnes ont joué ce rôle : Ron Artest (20 pts, 5 interceptions) et Pau Gasol. Le premier nommé a été impressionnant lors du deuxième quart-temps, sa fougue défensive et ses 12 points inscrits ayant maintenu les Lakers à flot. Gasol, de son côté, a livré une prestation qui aurait dû faire de lui le MVP de ces finales (19 pts à 6/16, 18 rbds dont 9 offensifs). Dès le début du match, l'Espagnol a imposé son autorité sous les panneaux. Il a conforté cette emprise tout au long de la partie, étant décisif dans le money-time avec un contre primordial sur Paul Pierce puis un panier dans la foulée (76-70 à 1'30'' du buzzer). Un Paul Pierce (18 pts à 5/15, 10 rbds) qui, justement, commençait sérieusement à tirer la langue. Signe qu'il ne pourrait pas être à nouveau le sauveur des C's, un besoin accru par le cauchemar prolongé de Ray Allen (13 pts à 3/14). Signe, aussi, que l'orgueil des "vieux grognards" ne pouvait plus suffire à compenser leur manque de fraîcheur physique.

Avant ce match, Pierce évoquait l'envie, pour ne pas dire le besoin, d'obtenir une deuxième bague de champion afin de ne pas être "ridicule" en comparaison des glorieux anciens des Verts. Mais à cette course contre la montre et vers l'histoire, la victoire aussi est revenue à Kobe Bryant. Enfin adroit dans le quatrième quart-temps, sur la ligne de faute, et notamment au cours d'une dernière minute de folie, "KB24" a soulevé jeudi soir son cinquième trophée de champion, le 16e de la franchise californienne (contre 17 pour Boston). Dans l'histoire des Lakers, il égale ainsi Magic Johnson. Dans l'histoire de la Ligue, il dépasse...Shaq O'Neal (4) et vise désormais le record de Jordan (6). «Il faut qu'on remette ça», lâchait déjà Kobe sous le déluge de cotillons du Staples Center. - J. Te.

KOBE BRYANT ÉLU MVP DES FINALES
Pour la deuxième année consécutive, la star des Lakers a reçu cette distinction à l'issue du nouveau sacre de son équipe. Malgré sa maladresse (6/24), Bryant a terminé meilleur marqueur du match (23 pts). Il termine surtout la série avec 28.6 points de moyenne.

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