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Boston Celtics - Orlando Magic : 96-84
Les Celtics remportent la série 4-2
Finalement le miracle n'a pas eu lieu. Orlando ne sera pas la première franchise de NBA à remonter un handicap de 3-0. Sur son parquet, Boston s'est appuyé sur ses fondamentaux - défense de fer, force collective, partage des points - pour contrôler ce sixième match de bout en bout et accéder à sa deuxième finale en trois ans, la 21e de son histoire... Le Big Three (Paul Pierce-Ray Allen-Kevin Garnett), si décrié pendant la saison régulière, que l'on disait trop vieux, n'a pas flanché. Bien au contraire. Et la déclaration de Doc Rivers en disait long sur la confiance qu'il place dans ses joueurs : «Ce cinq de départ n'a jamais perdu une série. Nous y croyons avant le début de la saison et nous avons continué d'y croire»
«Je suis content d'en avoir fini car je ne voulais pas retourner à Orlando (pour un match décisif). On a gagné sur notre défense», a déclaré de son côté un Pierce soulagé. Avec 31 points, 13 rebonds, 5 passes, l'ailier des Verts a donné le ton. Ray Allen (20 pts avec un 3/7 derrière l'arc) a lui aussi été précieux. Quant à Garnett (10 pts, 5 rbds), absent des play-offs l'an passé, il est toujours aussi décisif par son impact psychologique et son mental de guerrier qu'il insuffle sur le groupe. Seul bémol pour la machine verte, les douleurs au dos de Rajon Rondo. Véritable facteur X contre Cleveland, le meneur des Celtics (14 pts, 6 pds) est en retrait depuis trois matches. Mais Rivers a pu compter sur sa doublure, Nate Robinson. Ce dernier a soulagé Rondo en inscrivant 13 points dans le deuxième quart-temps. Le compliment sur sa prestation est d'ailleurs venu du camp d'en face : «Nate a été énorme en première mi-temps, a déclaré Stan Van Gundy, le coach du Magic. C'était lui l'homme du match».
Boston s'est qualifié pour sa deuxième finale en trois ans et la 21e de son histoire. Contre Los Angeles ou Phoenix, les Celtics tenteront de remporter un 18e titre. Notons qu'avec 17 bagues NBA, ils détiennent le record absolu.
Pour le reste, les Celtics n'ont jamais vraiment été inquiétés. Ils ont toujours conservé un écart important (13 points à la mi-temps, 14 au début de l'ultime quart). «On ne leur a pas permis de concrétiser leur paniers à trois points, cela a été la clé», a expliqué Pierce. Effectivement, la tactique des Celtics, à savoir empêcher les exterieurs de shooter, déjà appliquée sur les trois premiers matches, a parfaitement fonctionné. Bilan : le Magic, si redoutable derrière l'arc, a fini à 27%. Les pourcentages à trois points lors des trois premières rencontres étaient également très bas (22, 26 et 38%). Mike Pietrus, qui ne disputera pas sa deuxième finale NBA, avait déjà tout résumé avant le début de la rencontre : « Leur but c'est de laisser Dwight Howard à l'intérieur et de couper les extérierieurs», soulignait t-il vendredi dans L'Equipe. «On a bien commencé le match mais petit à petit, le fait de ne pas rentrer nos shoots nous a fait douter et on a craqué», a conclu de son côté Van Gundy.

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