Est-il possible de se glisser régulièrement dans le Top 16 de l'Euroligue en faisant jouer des jeunes ? Oui, le Partizan Belgrade le prouve depuis plusieurs saisons. Le modèle est-il transposable ? Pas forcément. En tout cas, L'Equipe s'est immergée ce jeudi dans le club serbe pour observer à l'oeuvre sa politique de formation dont l'ancien joueur Predrag Danilovic est le garant.
Jouer jeune et gagner ? «Il faut être décidé, avoir beaucoup de patience et faire une confiance totale au coach», assure le président. «Avoir un bon groupe est primordial, poursuit l'ancienne star de la Virtus Bologne. Pour des tas de choses. Nous, on est souvent en retard avec les salaires, d'un mois, de deux mois parfois... On paye toujours mais en retard. Ils (les joueurs) le savent, ils ont confiance en nous, et ils continuent à s'entraîner aussi dur». Quant au coach, Dusko Vujosevic, il a tout pouvoir «pour le recrutement, le coaching, le jeu. Et je l'autorise même à intervenir dans la gestion du club, certains pensent que je ne devrais pas», conclut Danilovic. De fait, cela marche et recueille l'adhésion de supporters qui créent une des ambiances les plus chaudes d'Europe (voir la vidéo).
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