Le coup réussi jeudi par l'ASVEL contre Gravelines était bien le signe d'un regain de vitalité et de confiance. «Ce que j'avais dit jeudi, par bonheur, s'est vérifié, estime Vincent Collet. On avait fait un premier pas, qui pouvait sembler insuffisant, mais il y avait déjà des attitudes, des volontés défensives très importantes. Le fait d'avoir gagné nous a libéré.» Roanne a pris ce réveil en plein visage à mi-chemin d'une Semaine des As où elle pouvait pourtant nourrir quelques espoirs après sa belle prestation en quarts de finale. «On est triste parce qu'on était très bon contre Nancy, regrette Jean-Denys Choulet. Mais on n'a pas à rougir. On va peut-être aider l'ASVEL à se remettre en selle... C'était un beau match de basket et Villeurbanne mérite sa victoire.»
Le retour en forme du champion de France s'est illustré à trois points (11/26), où l'ASVEL a continuellement trouvé son oxygène. Mindaugas Lukauskis (3/3 dans le premier quart), Rawle Marshall (2/3 dans le deuxième) et Eric Campbell (deux à cheval des trois et quatrième pour passer devant, 59-55) ont été les moteurs offensifs de leur équipe, Ali Traoré offrant ensuite une alternance intérieure en marquant ses neuf points après la mi-temps. Mais c'est surtout défensivement que l'ASVEL a fait mal. «Ils ont très bien cadenassé notre jeu intérieur, la clé était là , estime Choulet. On a eu du mal à servir Nsonwu et Page.» «Ils avaient un meilleur plan de jeu», confirme le pivot nigérian, qui a eu la surprise de se coltiner le jeune Fofana au coup d'envoi.
«Le coach a accepté de sacrifier son "fils", Bengaly Fofana, pour nous empêcher de prendre des fautes», explique Traoré. Et ça a marché : l'ancien pivot de l'ASVEL n'a pas marqué jusqu'à la sortie de l'international espoirs au bout de six minutes. Page et Nsonwu, resté capot après la mi-temps, ont marqué l'essentiel de leurs points dans le deuxième quart-temps, Page en inscrivant notamment dix consécutivement pour mettre la Chorale devant (40-44, 20e). Mais même dans ce moment de panique, l'ASVEL n'a pas dévié de sa voie. «La première chose à retenir est la volonté dont on a fait preuve, notamment dans le dernier quart-temps», apprécie Collet, même s'il s'inquiète pour le «stratosphérique» Eric Campbell : «On est beaucoup plus satisfait que jeudi mais si Eric ne joue pas demain, je serais très déçu parce que l'objectif sera de faire mieux demain (dimanche).» X.C. à Villeurbanne

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