Le Mans, Cholet, Gravelines : les trois premiers du classement de la Pro A sont tombés en quarts de finale. Orléans est l'équipe la mieux classée restant en lice.
Depuis que l'Entente Orléanaise est débarassée de l'Euroligue, une compétition dont elle s'est servie comme tremplin en gagnant deux de ses trois derniers matches, sa montée en puissance est incontestable. Sereine, s'appuyant sur un effectif sans aucun poste faible, bien plus offensive que la saison dernière, elle arbore de plus en plus une gueule de champion potentiel. Et dans un premier temps un joli profil de favori au As - bien que Roanne ait fait forte impression contre Nancy. «Ne nous trompons pas de combat, il faut déjà battre cette valeureuse équipe de Vichy», prévient Laurent Sciarra. Les As sont «une compétition du "ici, maintenant" et on est là pour écrire notre histoire», renchérit Philippe Hervé, concèdant que son équipe maîtrise son jeu en ce moment. Et l'entraîneur d'ajouter, avec malice : «maîtriser, c'est bien ; dominer, c'est très bien.»
Philippe Hervé : «On a très solides. Il n'y a pas beaucoup de fautes par rapport à ce qu'on veut voir de l'équipe.»
L'EO45, c'est vrai, est encore capable d'avoir ses trous d'air. Ses 11 points inscrits et ses 6 balles perdues dans le premier quart-temps ne donnaient pas d'elle la plus belle des images. Mais jamais les joueurs du Loiret ne se sont inquiétés alors qu'ils comptaient 14 points de retard après un 13-0 (6-20, 10e). «On était en place mais on manquait d'intensité en début de match, estime Hervé. Ca a ouvert quelques brèches dans le bloc défense et ça nous a fait rater quelques petites choses faciles. Mais heureusement, ça n'a duré que dix minutes. Sinon, on a été très solides. Il n'y a pas beaucoup de fautes par rapport à ce qu'on veut voir de l'équipe.» Avant même la mi-temps, l'EO45 avait recollé (31-30). Et elle comptait dix points d'avance à la 33e minute (58-48), en ne perdant que deux ballons en deuxième mi-temps. Cholet est bien revenu à une possession (64-61, 38e), mais un 6-0 a ensuite clos le supense. «On n'a pas assez bougé la balle, c'est ça la clé, mais la défense d'Orléans y était pour quelque chose», a concédé Erman Kunter, l'entraîneur de Cholet. - X. C. à Villeurbanne

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...