Steeve Guenot, après votre 15e place aux Mondiaux 2009 au Danemark, arrivez-vous revanchard à Moscou ?
«Je ne fonctionne pas comme cela, je ne me prends pas la tête... Je suis ici pour faire le meilleur résultat possible. Et marquer des points sur le plan psychologique, notamment sur mes adversaires, dans la perspective des JO de Londres en 2012. Mais c'est clair que je ne veux pas me louper une nouvelle fois. Je suis de nouveau sur les rails. Depuis le début de l'année, je m'entraîne beaucoup. Je reviens d'un bon stage qui m'a placé en excellente condition.
Votre bête noire, l'Ouzbekh Mansurov, est forfait suite à une blessure (une fracture de la mâchoire encourue aux Euros en avril). C'est important ?
Oui et non. C'est vrai qu'il s'agit de ma bête noire, un des meilleurs lutteurs. Mais il n'y a pas que lui. C'est un adversaire de taille en moins mais il reste des lutteurs très costauds.
On sait que vous maintenir au bon poids (moins de 66 kg à la pesée la veille du tournoi) est toujours une épreuve pour vous. Comment cela s'est-il passé cette fois ?
Comme à chaque fois, c'est difficile. Je suis un régime très sévère depuis plusieurs jours. Samedi après-midi, à mon arrivée à Moscou, je suis allé faire un footing puis du vélo pour perdre du poids. J'ai bu un thé et je me suis mis au lit sans manger. Hier (dimanche), je suis resté dans ma chambre d'hôtel toute la journée, toujours sans manger, avant d'aller au sauna perdre le dernier kilo... J'ai été pesé à 65kg900. Je peux me réalimenter progressivement. Entre la pesée (dimanche 19h00 locale, ndlr) et mon premier combat (lundi 13h00), j'aurai repris cinq à six kilos. Ces régimes, c'est pénible mais c'est le propre de la lutte.» (Avec AFP)

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...