A 1 500 milles de Ouessant, Franck Cammas et ses hommes n'en ont pas fini avec des conditions changeantes : en devant frôler le centre des basses pressions qui poussent le trimaran géant, le vent va devenir plus instable et devrait basculer très brutalement du secteur Sud-Ouest au Nord-Ouest. La brise va aussi se renforcer jusqu'à plus de trente noeuds avec des rafales sous les grains. Il faudra donc que l'équipage enchaîne les manoeuvres jusqu'à l'entrée du golfe de Gascogne.
«La mer est courte, le vent n'est pas très stable : ça ne glisse pas tant que cela. Mais le ciel est extrêmement clair contrairement à hier. Dans la nuit de mercredi, on a tout eu : le vent passait de six à trente noeuds ! Avec en plus, un déluge de pluie. Depuis que nous avons traversé le front, tout va beaucoup mieux, côté vent comme côté mer. Mais ça va s'agiter lorsque nous allons nous rapprocher du centre de la dépression, a confirmé le skipper. Il nous reste 24 heures compliquées mais vendredi matin normalement on pourra se diriger vers Brest! On reste concentrés car 1.500 milles ça ne se fait pas comme ça.» Après 45 jours de mer, l'avance sur Orange II de Bruno Peyron, détenteur du record en 50 jours 16 heures, 20 minutes et 4 secondes (17,89 noeuds de moyenne) depuis le 16 mars 2005, se montait à 844,2 milles.

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...