«Carole Vergne, quelle sensation vous procure votre première médaille individuelle en grand championnat ?
Je suis super contente. Mais un peu déçue. J'aurais pu aller plus loin. Zagunis est battable, mais il faut y croire. Je n'ai pas assez joué avec elle, je me suis précipitée. Je l'ai trop regardée, j'aurais du m'imposer plus tôt.
De quoi avez-vous manqué pour battre la double championne olympique américaine ?
Il faut beaucoup plus de confiance en soi. J'aurais du d'avantage m'encourager pendant le match. L'aborder plus libérée, avec l'esprit d'une guerrière. Tout le monde a la technique. Il manque le mental.
Ne vous êtes vous pas trop posé de questions pendant la longue pause entre les quarts et les demies ?
Sur la journée, j'ai su gérer la pression, contrairement à d'habitude. Ça ne sert à rien de stresser ! Je me prépare dans mon coin, je vais prendre l'air à l'extérieur, parce que la salle est chaude et sombre, on se ramollit. J'ai essayé de me mettre le match dans la tête, de le préparer en regardant des vidéos de Zagunis avec Cyril Tahon (l'entraîneur national du sabre féminin). Ça m'a servi. mais j'aurais du l'utiliser plus tôt dans le match !
Quand avez vous pris conscience que vous pouviez atteindre un podium international ?
C'est aux Championnats d'Europe de Plovdiv, en voyant Solenne Mary faire troisième. Je me suis dit «pourquoi pas moi un jour ? » On existe, on a le droit de prendre notre place.»
Aurélien BOUISSET, à Antalya

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...