L'Américain Michael Phelps retrouve les bassins, vendredi à Charlotte (Caroline du Nord) lors d'un meeting au cours duquel il disputera cinq courses. Après le 200 m libre et le 100 m papillon lors de la première journée, il sera également aligné sur 50 m libre samedi face au Français Frédérick Bousquet, récent recordman du monde et nagera le 100 m dos la même journée. Phelps, qui n'a plus disputé la moindre compétition depuis neuf mois, dont trois mois de suspension infligés par sa Fédération pour avoir été photographié en train de fumer du cannabis, achèvera sa rentrée dimanche avec une dernière course, le 100 m libre.
«Je suis excité à l'idée de retourner à l'eau, a-t-il précisé. Je n'ai aucune idée de ce que ça va donner. Je vais juste me mettre à l'eau et on verra ce qu'il arrive. Lors de cette réunion, on va voir où j'en suis et ce que je dois faire pour préparer les Championnats du monde à Rome» (en juillet). Revenant sur l'affaire des photos, l'Américain a gardé la même ligne d'excuse, répétant qu'il avait commis une «erreur stupide». «C'est quelque chose dont je continue à tirer les leçons, a-t-il souligné. J'espère que je vais contribuer à empêcher d'autres personnes de faire la même bêtise.»
Le prodige ne s'est guère avancé sur la polémique qui entoure les nouvelles combinaisons qui ont notamment défrayé la chronique lors des Championnats de France, où les records du monde des 50 et 100 m ont été battus. La Fédération internationale doit se réunir lundi en Suisse sur le sujet. «La Fina va devoir prendre la meilleure décision possible», a affirmé Phelps, qui nagera à Charlotte avec la Speedo LZR, la combinaison qu'il portait lors de son triomphe aux JO (8 médailles d'or). «J'approche cette réunion comme n'importe quelle autre auparavant, en portant la combinaison que je porte habituellement, a-t-il dit. C'est la plus rapide que j'aie jamais portée et je vais continuer à nager avec.»
Son entraîneur Bob Bowman s'est fait beaucoup plus clair sur la question des combinaisons : «J'aimerais voir la FINA faire un pas vers une standardisation. Je sais bien que les nageurs qui battent tous ces records travaillent très dur. Mais il est clair que certaines progressions chronométriques ne découlent pas d'une amélioration normale des performances. Il faut trouver une solution.» (Avec afp)

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...