Email incorrect
Les flux RSS de L'Equipe.fr
Hippisme 13:50
VIN
Quinté+
Vincennes
Quinté+

TOUS SPORTS

Haltérophilie

Le 02/02/2009 à 04:10:00 | Mis à jour le 02/02/2009 à 07:46:19
 

Foot US - NFL

Un 6e Superbowl pour Pittsburgh

Santonio Holmes. (Reuters)
Santonio Holmes. (Reuters)

Les Pittsburgh Steelers ont remporté le sixième Superbowl de leur histoire dans la nuit de dimanche à lundi à Tampa. Ils se sont imposés face aux Arizona Cardinals (27-23). Le receveur Santonio Holmes a été désigné meilleur joueur du match.

Arizona anime le quatrième quart-temps
Un beau Superbowl, c'est d'abord une finale bourrée de suspense. Et, à ce niveau-là, le quarante-troisième « Big Game » a tenu ses promesses, ce qui n'était pourtant pas gagné à un moment de la partie. Les Arizona Cardinals, à trente-cinq secondes près, ont été sur le point de devenir les champions les plus surprenants de l'histoire de la NFL, plus forts encore que les New York Giants promotion 2008. Songez que l'équipe emmenée par Kurt Warner et Larry Fitzgerald avait pourtant été mise K.-O. debout juste avant la pause, quand James Harrison, le meilleur défenseur de l'année, avait intercepté le quarterback des Cardinals et remonté tout le terrain pour marquer un touchdown. Oui, tout le terrain... Abasourdi, Arizona s'était retrouvé mené 7-20 à l'entrée du dernier quart-temps. Warner avait alors toutes les peines du monde à trouver l'ouverture, Fitzgerald était du même coup inexistant. L'affaire semblait pliée. Et puis...

Ben Roethlisberger, le QB des Steelers, a subi un premier sack de Darnell Dockett, et son équipe a dû dégager au pied. Derrière, l'entente entre les vedettes des Cards a enfin fonctionné sur un touchdown d'un yard (14-20). L'horloge indiquait encore sept minutes à jouer avec une possession offensive pour les Steelers. Mais, voilà, une deuxième opposition Roethlisberger-Dockett a encore tourné à l'avantage du défenseur d'Arizona. Les Cardinals sont revenus sur le terrain... pour ne rien faire et procéder à un coup de pied de dégagement. A près de trois minutes du terme de la partie. Oui, c'était vraiment plié. Mais James Harrison, héros quelques heures plus tôt, a soudainement commis un acte antisportif. Résultat : les arbitres ont obligé Pittsburgh à démarrer depuis sa zone d'en-but. C'est là que la rencontre est devenue folle, plus du tout pliée comme annoncé. La défense d'Arizona, réputée si faible, a réussi à mettre la pression sur l'attaque adverse. Une faute d'un joueur de la ligne offensive des Steelers a ainsi permis aux Cardinals de marquer un safety (*) pour revenir à quatre points (16-20).

Santonio Holmes décisif
A ce moment du match, les joueurs entraînés par Mike Tomlin et considérés comme les grands favoris du Superbowl, ont commencé à montrer des signes de fébrilité. Une fois de plus, ils ont dégagé au pied et, à un peu plus de deux minutes de la fin, Arizona s'est retrouvé en position d'attaquer. Kurt Warner, qui a retrouvé cette année le bras qui avait fait sa gloire autrefois à Saint Louis, a délivré une passe à Larry Fitzgerald. Ce dernier a alors faussé compagnie à ses gardes du corps. Et cette chevauchée fantastique de 64 yards a permis aux Cardinals de passer en tête pour la première fois depuis le coup d'envoi (23-20). L'exploit était tout proche. Warner, revenu de nulle part, allait redevenir le héros de l'Amérique. Et Arizona allait mettre un terme à des décennies de frustrations.

Mais, en face, il y avait aussi un tandem affûté dans le jeu aérien : Ben Roethlisberger et Santonio Holmes. A eux deux, ils sont finalement parvenus à remettre leur équipe dans le droit chemin. Sur neuf séquences de jeu, le quarterback des Steelers a trouvé son receveur à quatre reprises, dont une fois sur une réception de 40 yards et une autre pour un touchdown de 6 yards (27-23). Avec l'énergie du désespoir, Kurt Warner est revenu sur la pelouse de Tampa. Il avait seulement trente-cinq secondes pour réaliser un autre miracle. En vain. Ironie du sort, en plus : la défense de Pittsburgh, qui a eu toutes les peines du monde à contenir le jeu aérien adverse, a finalement scellé l'issue du Superbowl. Pressé de partout, Kurt Warner a en effet lâché le ballon lors de l'ultime action. Ainsi s'est achevé un Superbowl complètement fou, à l'image de nombreux autres, qui s'était pourtant enlisé par instant.

Arizona a commis trop de fautes
Les Arizona Cardinals ont donc frôlé l'exploit mais ils ont aussi payé cash leurs errements. Jusqu'à l'entrée du dernier quart-temps, les stats de Warner étaient très moyennes et le jeu au sol proche du néant. Et surtout, les Cards ont été pénalisés de 106 yards, pratiquement le double de leur adversaire. En face, les Pittsburgh Steelers ont fait leur travail sobrement sur l'ensemble des débats : tout d'abord une excellente gestion du premier quart-temps avec huit first downs en leur faveur mais seulement un field goal de Jeff Reed dans la musette (3-0). C'est ensuite au running back Gary Russell qu'est revenu l'honneur de marquer le premier touchdown de la partie (10-0). Puis il y a eu l'interception extraordinaire de James Harrison. Cette action est tombée à pic car Pittsburgh subissait alors le feu des Cardinals. Un touchdown de Ben Patrick les avait en effet déjà relancés (10-7). Mais ce sont eux qui ensuite sont restés amorphes. Et les Steelers en ont été quitte pour claquer un nouveau field goal (20-7). La suite est connue.

Pittsburgh a donc enlevé le Superbowl pour la sixième fois de son histoire, nouveau record au palmarès de la NFL. Il y avait eu le Steel Curtain dans les Seventies (quatre couronnes entre 1975 et 1980). Ben Roethlisberger, lui, faisait déjà partie de l'équipe victorieuse il y a trois ans. Ce qui n'était pas le cas de Santonio Holmes. Après la victoire contre Arizona, ce dernier a été désigné meilleur joueur du Superbowl. Le n°10 de Pittsburgh a réceptionné neuf passes pour 131 yards et un touchdown. Mais ce sont surtout les sollicitations dont il a fait l'objet lors du dernier drive qui a fait pencher la balance en sa faveur. Aux Steelers de montrer désormais qu'ils peuvent être la prochaine dynastie régnante en NFL.

Olivier PAQUEREAU

(*) Un safety est accordé quand la défense plaque un joueur de l'escouade offensive dans la zone d'en-but de cette dernière. Ou lorsque qu'une faute est commise dans cette même surface par un attaquant. Ou encore quand un membre de l'attaque, mis sous pression dans son en-but, sort délibérément du terrain.

Partager:
Tous les Chronos

Jean-Claude Mbvoumin, ex-joueur de Beauvais et... DR
 
LE GROUPE LEQUIPE | CONTACTS | CARRIÈRES | MENTIONS LÉGALES | CRÉDITS
© L'Equipe 24/24 - 2011 - tous droits résérvés
 
 
Sites du Groupe Amaury