
La Française Anne-Sophie Mathis, championne des super-légers, est parvenue à unifier les titres WBA, WIBF, UBC et WBC, samedi soir à Metz, en dominant facilement la Panaméenne Ana Pascal sur arrêt de l'arbitre à la troisième reprise sur KO technique.
Mathis, 30 ans (photo Reuters), n'a laissé aucune chance à son adversaire, tenante du titre UBC, en se montrant très agressive d'entrée et en ne lui permettant pas de s'organiser. La Bleue (1,78m pour 62,8 kg) a su jouer de son allonge pour mettre Pascal (40 ans, 1,65m pour 61,8 kg) au tapis par un uppercut, dès le début de la deuxième reprise. Mathis expédiait alors une autre droite au foie de son adversaire à la fin du round et, à la troisième reprise, elle désarçonnait la Panaméenne d'un contre du droit suivie d'une nouvelle salve. Pascal était alors sonnée et l'arbitre espagnol, José Martinez, décidait de mettre un terme au combat.
«Défier les Américaines chez elles»
«Il n'y a pas vraiment eu de combat et je le regrette pour les spectateurs et le Boxing club messin (le club organisateur). J'ai tout de suite senti que je pouvais la battre lorsqu'elle est allée au tapis à la première série que j'ai réussie au début de la deuxième reprise. J'ai ensuite géré le combat avec mon allonge supérieure. J'ai atteint mon objectif qui était de réunifier les quatre ceintures. Je peux maintenant me mettre à la poursuite de mon rêve et aller défier les Américaines chez elles» a déclaré Mathis à l'issue de sa victoire.
Une victoire qui a bien entendu ravi son entraîneur René Cordier. «On a assisté au match d'une grande championne qui a su gérer avec intelligence son combat. Je ne me suis jamais laissé impressionner par le physique de tueuse de notre adversaire. Je me suis contenté de lire son palmarès et celui-ci n'était pas aussi convaincant que cela.» L'adversaire en question a reconnu la supériorité de la Française : «J'ai été gênée par l'allonge de mon adversaire. Je ne pensais pas qu'elle pouvait cogner aussi fort». (Avec AFP)

