«Laure Manaudou, comment s'est passée cette journée marathon ?
Je suis contente de mon 200 m et de mon 100 m dos et je ne regrette pas mon 1500 m car cela m'a permis de récupérer. Ça s'est vraiment bien passé, surtout sur le 100 m dos. Je savais que ça allait être une finale assez relevée. Arriver derrière Coughlin, c'est assez impressionnant.
Réalisez-vous que vous êtes la deuxième femme à descendre sous la minute ?
Je ne m'en rends pas bien compte parce qu'il y avait une fille devant. Je serai arrivée première, cela aurait changé un peu les choses, mais je suis contente.
Vous en voulez toujours plus ?
C'est sûr. Logiquement, celui qui arrive deuxième n'est pas content. Même si je savais que ce n'était pas possible, il y avait quand même un petit espoir. Je n'aime pas la défaite, surtout au 400 m, parce que mon but est de ne pas me faire battre, mais dans une course où l'on n'a pas de médaille ou de titre, c'est du bonus.
Que s'est-il passé sur le 1500 m ?
J'ai essayé de partir vite puis je me suis dit que 1500 m, c'était vraiment long. J'ai préféré laisser faire pour réaliser un bon 200 m après. Je ne regrette vraiment pas de l'avoir fait parce que cela m'a permis de récupérer. Cela ne sert à rien de faire un 1500 pour arriver 5e ou 6e. J'ai lâché dès que j'ai vu que Ziegler partait, je me suis dit que je ne pouvais pas tenir 1500 comme cela. Après, j'ai laissé faire.
Comment vous sentiez-vous après ce 1500 m ?
J'ai eu un petit moment de doute après le 1500, mais j'ai su me remettre dans la compétition et penser à la finale de demain (mercredi).
Et votre 200 m avec le record du monde de Federica Pellegrini ?
Je ne l'ai pas vue parce qu'elle était ligne 6 ou 7, c'est la Polonaise (Jedrzejczak) qui m'a aidée à nager plus vite. Mais c'était un petit peu chaud car en m'énervant, j'ai lancé mes lunettes et à la chambre d'appel, je n'avais pas mes lunettes pour le 200, ce sont des choses qui arrivent.
Comment s'est passé l'enchaînement des courses ?
Ce n'est pas très difficile, mais c'est surtout qu'il faut faire le tour de la piscine pour arriver à la chambre d'appel et entre-temps, il faut se faire masser et arriver au moins dix minutes avant à la chambre d'appel. Il y avait du stress après le 1500 m. Je n'étais pas énervée à cause de mon 1500, il n'y a pas de déception du 1500, ce sont des gens qui m'ont énervée. Cette journée est passée super vite, Philippe (Lucas) s'est occupée de moi, le kiné était à côté de la chambre d'appel, ça s'est bien passé.
Avez-vous pu manger ?
Je n'ai pas très bien mangé, j'avais un peu mal au ventre, ce n'est pas une excuse parce que sans le mal au ventre, j'aurais fait pareil. C'est un peu en raison du stress.
Et physiquement, comment vous sentez-vous ?
Ça va, j'ai eu un peu de mal à finir le 100 dos, mais il y aura un bon message et ça va repartir. Je suis étonnée parce que je n'ai pas trop mal aux jambes.
Quelles sont vos ambitions sur la finale du 200 m demain (mercredi) ?
Je ne peux pas parler d'ambition parce que je n'ai pas de titre ou de record, je vais essayer de m'accrocher. Je sais qu'elles vont partir très vite et je n'ai pas l'habitude. Je suis pressée d'être à demain (mercredi).»

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